Chers amis,
Nous venons faire appel à vous en urgence, CASAS étant confronté à des difficultés financières sans précédent.
Ces difficultés sont dues en partie à la baisse de certaines subventions publiques, mais plus encore au mode de financement des actions retenues dans le programme du FER (Fonds Européen pour les Réfugiés).
En effet, lorsqu'un soutien du FER est octroyé à une association, celle-ci ne reçoit que 50% de la somme accordée, avec lesquels elle doit mener la totalité de son projet. A l'issue de celui-ci, elle rédige un rapport qui fait état de l'utilisation de la totalité des crédits. Le FER demande alors à un cabinet d'experts d'effectuer un contrôle sur place, avant de verser la seconde moitié de la subvention. Il s'agit donc pour les associations concernées de faire des avances de trésorerie très conséquentes avant de pouvoir rentrer dans leurs fonds.
Comme vous le savez, CASAS bénéficie du soutien du FER depuis 2007. Nous sommes actuellement en attente d'un remboursement du FER de plus de 45 000 euros que nous avons dépensés pour mener notre action 2007 d'accompagnement aux dossiers. Or il s'avère aujourd'hui que le contrôle, contrairement à ce qui nous avait été annoncé, est effectué non pas rapidement, mais une année, voire plus tard encore après la fin du projet mené, certains partenaires associatifs attendant encore le déblocage de fonds accordés pour l'exercice 2006…
Par ailleurs, nous faisons déjà l'avance (plus de 20 000 euros à la mi-octobre) pour le renouvellement 2008 de cette même action.
Notre trésorerie ne peut supporter de telles charges sur des périodes si longues.
Conséquences immédiates sur le travail de terrain: après la remise en cause des aides au transport pour les demandeurs d'asile convoqués à l'OFPRA ou la CNDA, qui ne sont plus accordées que ponctuellement, et les aides avocat, suspendues depuis l'été, c'est le maintien de l'équipe salariée, et notamment du poste d'un des interprètes en langue russe, qui est aujourd'hui en péril.
Or plus des deux tiers des personnes qui s'adressent à CASAS, soit plus de 500 personnes par an, sont russophones. Etre privé de la présence de ce salarié compromet gravement la poursuite et la qualité de nos actions.
Nous recherchons par tous les moyens des solutions durables à ce problème. Mais dans l'attente de dégager des pistes pour sortir de cette situation extrêmement préoccupante, nous avons besoin de votre aide.
Demeurant à votre disposition pour tout complément d'information, et espérant qu'il vous sera possible de nous accorder votre soutien dans l'urgence, nous vous prions de croire, chers amis, en l'expression de nos plus cordiales salutations.
Jacques SCHEER, Président
NB: les dons faits à CASAS sont déductibles des impôts à hauteur de 66% de leur montant et font l'objet d'un reçu fiscal.