mardi 20 septembre 2011

Invitation

"Bonjour les amis !". C'est ainsi que Pascale, la directrice de CASAS (Collectif d'Accueil des Demandeurs d'Asile à Strasbourg) commence la petite réunion du jeudi depuis 20 ans.
Pour connaître la suite, nous serons très heureux de vous retrouver à l'avant première du film "Les éclaireurs"

samedi 1er octobre à 11 heures au cinéma Star St Exupéry à Strasbourg.

Entrée libre dans la limite des places disponibles;
Ce sera aussi l'occasion de la parution du livre "Mon pays n'est pas sûr", témoignages écrits et recueillis depuis dix ans à CASAS.
A tout bientôt, les amis !
Simone

"Les éclaireurs" Un film de Simone Fluhr et Daniel Coche (94’)

Dans une maison jaune située au cœur de Strasbourg, des gens venus de tous les coins du monde livrent par bribes leur espoir de trouver un refuge suite aux persécutions qui les ont fait basculer dans l’exil.

Imperceptiblement, mais avec une volonté affirmée ces dernières années, une autre violence va se superposer à la violence passée : celle qu’on leur fait subir, ici, chez nous...

Ce film interroge l’état d’une société, la nôtre, au paroxysme d’un véritable renversement de sens : faisant violence à ceux qui ont déjà subi tant de violences, criminalisant ceux qui cherchent la sécurité et notre protection.

Il montre aussi le combat mené au quotidien par les citoyens qui sont les témoins, plus ou moins impuissants, de leur désespérance

"Mon pays n'est pas sûr" Un livre de Simone Fluhr, éditions scribest

Extrait : ..."Maintenant, il ne reste plus qu'à attendre trois semaines, jour pour jour, vingt et un jours d'angoisse où ni l'un ni l'autre ne mangent plus, ne dorment plus, perdus comme jamais. La décision arrive : ils ont obtenu le statut de réfugié. Ils ont du mal à y croire. Il leur est difficile d'accepter l'idée que la machine à broyer les sans papiers n'aura pas réussi à les anéantir totalement. On sent qu'il faudra du temps, beaucoup de temps, pour que la maman arrive à se convaincre puis à convaincre son garçon que plus personne, ni là-bas, ni ici, ne leur fera du mal."

mercredi 4 août 2010

Moins de pays "sûrs"

Nous saluons la récente décision du Conseil d'Etat qui retire plusieurs pays de la liste des pays dits "sûrs" fixée par le Conseil d'administration de l'OFPRA. Cependant, c'est la notion même de pays "sûrs" qui est contestable, vu le flou qui entoure les critères de détermination de la sûreté d'un pays.

Nous reprenons ici le communiqué de presse conjoint de l'ACAT France, Amnesty International France, Association des Avocats ELENA France, Dom'Asile, GISTI, La Cimade.

"Paris, le 23 juillet 2010.
Le Conseil d'Etat vient de contredire la décision du Conseil d'administration de l'OFPRA, où siègent les représentants de cinq ministères (1), et d'annuler sa décision prise le 13 novembre 2009 et établissant une liste de 17 pays considérés comme "sûrs."
A la demande de huit associations (2), le Conseil d'Etat a considéré que cinq pays ne remplissent pas les critères relatifs au respect des droits humains fixés par la directive européenne et par la loi, contrairement à l'opinion du conseil de l'OFPRA : Arménie, Turquie, Madagascar, Mali, et Sénégal. Cependant, le Conseil d'Etat considère, de façon contestable, que ces deux derniers pays restent "sûrs" pour les hommes et non pour les femmes. Cette décision confirme que la classification de tel ou tel Etat dans la liste des "pays sûrs" repose sur des choix politique opportunistes et nullement sur des bases objectives. C'est d'ailleurs pourquoi l'Union européenne échoue depuis 2005 à définir une liste commune. [...]

La suite de l'article peut être consultée sur le site www.amnesty.fr

lundi 15 mars 2010

Soirée de soutien

Bonjour,

La soirée de solidarité organisée par l'Association pour la Fraternité Multicolore a lieu ce samedi, le 20 mars, au Centre Socio-Culturel du Fossé des treize à Strasbourg à partir de 17h. Le prix d'entrée est libre, le public peut verser une participation à sa guise !

La soirée débutera à 17h30 par la projection d'un film documentaire présentant les actions de l'association et le quartier dans lequel elle est implantée à Ouagadougou (fiche du film en PJ).

Suivront 4 concerts

Hudson Do Mania (musique brésilienne)
Jamington (reggae) www.myspace.com/jamingtonmusic
Hakiliman' Si (reggae africain) http://www.hakiliman.net
Margarett Is Sexy (indie rock) http://margarettissexy.com/

Il y en aura pour tous les goûts !
Ce sera également l'occasion de découvrir une exposition de photographies sur le Burkina Faso et l'artisanat produit dans les ateliers de l'association, mais aussi de déguster des spécialités africaines, des boissons d’ici et d’ailleurs.
Une belle soirée en perspective... A ne pas manquer !
Merci de faire circuler l'information dans vos réseaux !

Lucile Renaud.

mercredi 13 janvier 2010

Expulsion de 4 familles roms de Hongrie

ALERTE : quatre familles Roms de Hongrie dont 8 enfants mineurs ont été arrêtées hier matin à 6 heures et sont en voie d'être reconduits dans leur pays d'origine avant même que la Cour Nationale du Droit d'Asile n'ait pu statuer sur leurs demandes d'asile.
Personne ne veut des Roms... mais il y a des endroits pire que d'autres, et pas très loin de chez nous !

La Hongrie ne protège pas ses ressortissants d'origine Roms. Le rapport de l'ECRI (Commission Européenne) du 24/02/2009 évoque « des actes isolés particulièrement graves relatés par les médias et d'autres par des acteurs de la société civile ; cela inclut des actes de brutalité policière à l'encontre des Roms. » Le Forum des Roms et des Gens du voyages du Conseil de l'Europe, alerte également régulièrement sur la situation préoccupante en Hongrie pour les Roms. Monsieur Thomas Hammarberg, Commissaire des Droits de l'Homme au Conseil de l'Europe se prononce avec force contre la stigmatisation des Roms en Europe et le fait qu'on puisse reconduire des demandeurs d'asile avant la fin de leur procédure.

Le 27 mars 2009, 8 familles arrivent à Strasbourg fuyant la même ville de Hongrie et elles veulent saisir les instances de protection de la France pour être protégées des exactions graves commises à leur encontre : harcèlement, menaces de mort, agressions de la part des nationalistes soutenus par les autorités de leur ville.

Nous nous sommes félicités de la possibilité pour ces familles de déposer une demande d'asile, en application du protocole Aznar.

Quatre familles ont immédiatement été rejetées par l'OFPRA, sans bénéficier d'entretien permettant d'examiner leurs craintes personnelles, au motif qu'ils proviennent d'un pays de l'Union Européenne. Elles ont introduit un recours devant la Cour Nationale du Droit d'Asile et sont en attente de leur jugement sans cependant être protégées d'une reconduite dans leur pays d'origine.

Quatre autres familles ont été convoquées par l'OFPRA qui n'a toujours pas pris de décision plus de six mois après leur entretien. Nous soulignons que ce changement d'attitude de la part de l'OFPRA semble procéder d'une décision politique et non pas d'un examen personnalisé puisque les craintes exprimées par l'ensemble des familles sont identiques.

Dans l'attente de leur convocation à la Cour Nationale du Droit d'Asile, ces quatre familles rejetées par l'OFPRA vivaient dans des conditions de vie absolument déplorables. Médecins du Monde Alsace a alerté à plusieurs reprises les services sociaux au sujet de problèmes d'insalubrité (rats), d'absence d'eau courante, sur le campement de fortune coincé sur un bout de terrain entre l'autoroute et le canal qui se trouvait les derniers jours sous le froid glacial de l'hiver.

Malgré cela, les enfants étaient tous scolarisés à Strasbourg et leurs parents ont entrepris des démarches pour apprendre le français et trouver un travail.

La police est venue les chercher hier matin, à l'aube, au campement de l'Unterelsau et elles se trouvent en route vers différents Centres de Rétention de France dans l'attente de leur reconduction en Hongrie.

Nous dénonçons l'éloignement de ces familles en cours de demande d'asile et qui font état de sérieuses craintes de persécutions en cas de retour forcé dans leur pays. Non seulement nous ne devons pas les renvoyer, mais nous devons leur permettre de vivre dignement. Et si, pour une fois, la France choisissait de protéger les Roms ?

Dernières nouvelles : les départs prévus aujourd'hui ont été annulés à cause des conditions météorologiques mais tout reste possible dès que le temps le permettra.

Et la Cour Européenne des Droits de l'Homme a rejeté la demande de suspension de la mesure d'éloignement pour une seule famille à l'heure actuelle.

Nous restons indignés par cet acharnement, au mépris des droits de l'homme.

mercredi 30 décembre 2009

Bonne année 2010 !

Toute l'équipe de CASAS vous souhaite une très bonne année 2010. Un grand merci à tous les bénévoles qui interviennent pour nous aider : interprètes, accompagnateurs, profs de français, colleurs de timbres, stagiaires actuels et anciens qui reviennent, accueillants en permanence, et tous les autres qui nous apportent chocolats, café, gateaux, jouets pour les enfants...

Un grand merci aussi à tous nos donateurs, qui nous permettent de venir en aide à ceux qui en ont besoin.

L'année 2009 a été marquée par une nette augmentation des arrivées de demandeurs d'asile, et votre soutien est indispensable pour que nous puissions continuer notre action.

Merci à tous !

mardi 29 décembre 2009

Formation Kosovo

Fin novembre, une partie de l'équipe a suivi une formation intitulée "Etat des lieux du Kosovo et enjeux actuels" menée par Julie BIRO pour France Terre d'Asile.


Vu l'augmentation récente du nombre de demandeurs d'asile en provenance du Kosovo, nous avons souhaité en savoir un peu plus sur la situation actuelle, et les risques en cas de renvoi. Dans un rapport récent, le HCR déconseille les renvois forcés vers le Kosovo pour les populations à risque.


Le compte rendu est disponible dès maintenant à CASAS si vous souhaitez en savoir plus. Merci beaucoup à Jean Max d'avoir retranscrit nos échanges !



mercredi 16 décembre 2009

Un grand bouleversement à CASAS

Depuis quelques semaines, grâce à l'impulsion de deux stagiaires - Cathy et Muriel pour ne pas les nommer - notre réflexion autour de l'accueil des enfants a pris un tour plus concret.


Deux projets viennent de voir le jour :


un accompagnement vers les lieux d'accueil parents enfants est proposé aux familles qui le souhaitent, avec la présence d'un interprète. Cela permet aux enfants en bas age de profiter d'un lieu spécifique pour eux, plutot que de rester des journées entières dans les lieux d'hébergement (foyers, hôtels, associations, etc.)


un espace dédié vient d'être installé à CASAS dans la petite salle de la photocopieuse, avec jouets, coussins, table à dessins, matelas. Vu le nombre d'enfants, nous réfléchissons à une amélioration de la gestion de cet espace.