mardi 26 février 2008

En deux jours, quatre bonnes nouvelles !

Dans le contexte actuel plutôt hostile aux étrangers et demandeurs d'asile, nous tenons à vous signaler les bonnes nouvelles (en nombre) que nous venons d'apprendre. C'est essentiel que l'OFPRA et la Cour Nationale du Droit d'Asile continuent à reconnaître le besoin de protection des demandeurs d'asile. Nous pensons malgré tout à ceux qui n'ont pas eu cette chance. Les raisons d'un refus tiennent parfois à peu de choses et les conséquences peuvent être dramatiques, comme le jeune kenyan, hébergé par l'association France Terre d'Asile à Meudon, qui a mis fin à ses jours, après avoir pris connaissance du refus de sa demande d'asile, par peur d'être reconduit au Kenya, où sa vie était menacée.
La France doit continuer à examiner toutes les demandes avec attention, et à respecter les principes de la Convention de Genève.
Dans ce contexte difficile, nous voulons tout de même nous réjouir pour ceux qui peuvent maintenant respirer. Pour eux, c'est la fin de l'angoisse, de la peur d'être arrêté, de la crainte d'une réponse négative et d'un renvoi dans le pays. C'est pour eux que nous nous battons, et que nous continurons à nous battre.
Un jeune homme de Cote d'Ivoire arrive en France en 2006 pour déposer une demande d'asile. Il reçoit une réponse négative de l'OFPRA et de la Commission de Recours des Réfugiés (désormais CNDA). Puis sa famille lui transmet un témoignage qui relate l'actualité des recherches à son égard par les autorités, ainsi qu'une carte de membre de son parti politique. Il introduit alors une nouvelle demande d'asile en 2007, qui est rapidement rejetée par l'OFPRA. Il dépose alors un nouveau recours auprès de la CNDA. Hier, il se présente à CASAS avec la décision de la Cour. C'est la dernière chance, si c'est négatif il risque un renvoi dans son pays d'origine. Surprise ! Décision positive qui lui reconnaît le statut de réfugié. Il ne réalise pas, ne fait que répéter merci et félicitations. Il revient aujourd'hui nous monter le tant attendu récépissé de la Préfecture, qui officialise sa situation désormais régulière. Bien sûr, les choses ne font que commencer, les démarches pour le logement, le travail, etc. Mais c'est un tel soulagement qu'un sourire béat ne quitte plus son visage.
Une famille iranienne, en France depuis trois ans, vient nous apprendre cet après midi la bonne nouvelle : sa seconde demande d'asile vient d'aboutir à une réponse positive.
Un jeune homme tchétchène, qui fuit les persécutions subies dans son pays vient en France déposer une demande d'asile. Il apprend aujourd'hui que l'OFRA lui reconnaît le statut de réfugié.
Et enfin, ce matin, un homme somalien nous informe de la même bonne nouvelle : réfugié. Il ne risque plus d'être reconduit dans son pays et peut tranquillement envisager son avenir en France.

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